Éphéméride 495 : Sens dessus dessous
Le topos bien connu du monde renversé
Est aujourd’hui partout, on peut le constater.
Ce n’est pas seulement les plaques retournées,
À l’entrée des villages, mais la société.
Dans les romans anciens des poissons qui volaient
Défiaient les chasseurs et les bœufs gambadaient
Derrière la charrue que les manants tiraient,
L’homme croquait les os que le chien lui jetait…
Aujourd’hui ce n’est pas image d’Épinal,
Mais les lois et décrets font la vie infernale
Au paysan soumis à l’oppression fiscale,
Au nom de traités pris “à l’international”…
On voudrait empêcher les vaches de péter,
Les tracteurs de rouler, les dindons de crier,
C’est l’Europe qui dit ce que l’on doit manger
Et que l’on fait venir de lointaines contrées
En empêchant les gens de faire l’élevage
Comme ils ont toujours fait — le nouvel esclavage
Est celui imposé par la horde sauvage
Des écolos devenus fous, dont les ravages
Pourront finir un jour en terrible carnage…
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